En tête-à-tête avec Nicolas Cabalion,

responsable Sécurité & Environnement pour MD Boissons, filiale du groupe Meteor.

MD Boissons emploie près de 70 collaborateurs et distribue, depuis plus de 25 ans, une large gamme de boissons auprès des clients de la consommation hors domicile (cafés, restaurants, hôtels, acteurs de l’évènementiel) et associations. Son organisation logistique s’appuie sur 4 entrepôts qui fonctionnent en synergie et permettent à l’entreprise de rayonner sur toute la région Grand-Est.

Votre rôle en quelques mots ?

J’ai en charge de définir et mettre en place les procédures et les moyens adaptés à nos activités en matière de santé au travail et prévention des risques professionnels au sein du groupe Meteor. La santé et sécurité des collaborateurs étant placées au cœur de notre stratégie de développement, nous prévoyons de recruter prochainement une personne dédiée à l’activité de MD Boissons.

 

Quels sont les objectifs de MD Boissons en matière de santé & sécurité au travail ?

Nous établissons annuellement un bilan complet de notre politique de prévention et des réalisations qui en découlent. Nous définissons alors les axes d’amélioration à mettre en œuvre et les nouvelles initiatives que nous pouvons conduire afin de prévenir les risques et améliorer les conditions de travail de chaque collaborateur.

MD Boissons connaît une croissance continue depuis de nombreuses années et le taux d’accidentologie reste relativement stable ; ce qui nous permet de mesurer l’efficacité et les impacts positifs de nos actions de prévention. Ce bilan est partagé et accessible à l’ensemble de nos salariés. À travers ce document, nous pouvons ainsi les sensibiliser à ces thématiques puis leur communiquer les résultats des initiatives conduites pour et avec eux.

Cette année, nous souhaitons aller plus loin et trouver des solutions durables pour accompagner le quotidien de nos salariés

S’agissant de nos livreurs, la priorité est de réduire le risque d’accident lors des opérations de livraison avec descente en cave.

Nous avons donc lancé cette vaste évaluation des risques sur plus de 300 établissements, clients CHR (Café – Hôtel – Restaurant). Cela visait à identifier, de notre point de vue, ce qui doit faire l’objet d’une évolution (infrastructures, équipements…) au point de livraison pour assurer la sécurité de nos livreurs lors des opérations de déchargement des marchandises et de reprise des emballages vides. Associer nos clients à la démarche est aussi l’occasion de les sensibiliser davantage au risque et à la valeur de notre service. Il est donc important pour nous de travailler en collaboration avec eux pour avancer dans la bonne direction. Nous portons ainsi un message positif et engageant en matière de co-responsabilité à l’égard de nos salariés respectifs. Cette analyse et le plan d’actions associé sont formalisés dans le protocole de sécurité propre à chaque point de vente, la notation est mise à jour en fonction de l’évolution du lieu concerné. 

À l’avenir, un point de situation basé sur l’évaluation des risques des lieux desservis sera fait avec chaque client. Le but est de parvenir à un accord gagnant-gagnant avec des aides que nous serions éventuellement en mesure de leur proposer. Si toutefois nous n’y parvenions pas, les établissements considérés comme les plus problématiques sur la sécurité de notre personnel pourraient être tout simplement exclus de nos affaires.

Bien entendu, la crise sanitaire ayant fortement impacté leur activité, nous avons gelé le déploiement de ce plan de sensibilisation auprès de nos clients. Il sera néanmoins remis sur table lorsque les contraintes économiques liées à cette crise se seront tassées, nous l’espérons dans les prochaines semaines !

Dans le même temps, nous avons lancé une autre initiative auprès des préparateurs de commandes pour les protéger contre les risques de TMS.

La lombalgie, ou autre TMS, est la première cause d’arrêt de travail et de maladie professionnelle. Elle affecte le bien-être et la capacité de nos salariés à maintenir leur activité professionnelle et a donc d’importants impacts sociaux et économiques pour l’entreprise.

Outre des essais déjà réalisés sur du matériel d’aide à la manutention motorisé, nous avons décidé en étroite collaboration avec notre service ressources humaines d’étudier la possibilité d’équiper nos opérateurs d’un exosquelette. 3 de nos collaborateurs se sont pliés à l’exercice et ont été parés d’un exosquelette durant une période de tests.

Les retours sont pour l’heure positifs et nos salariés semblent enthousiastes. Mais nous considérons qu’il est encore trop tôt pour tirer des conclusions hâtives, des tests complémentaires seraient encore les bienvenus.

 

L’exosquelette n’a pas été perçu comme une contrainte, mais comme un véritable soutien permettant de limiter la pénibilité.

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Aussi, nous souhaitons pousser l’expérimentation auprès de nos chauffeurs-livreurs : sur les 10 dernières années, près de 70% des accidents du travail les concernent et près de 70% d’entre eux touche des douleurs dorsales. Selon la société avec laquelle nous conduisons cette initiative et fort du retour d’expérience de nos opérateurs de commandes, l’exosquelette prémunit contre ce type d’accident.

Aussi, nous avons décidé de lancer une seconde phase de test auprès d’un préparateur de commandes et d’un livreur courant mars 2022. En parallèle, l’entreprise conceptrice de l’exosquelette retenue travaille à faire évoluer leur équipement en dissociant la partie textile de la partie mécanique, afin d’en faciliter le nettoyage. C’est un travail collaboratif qui permet à tous d’œuvrer dans le bon sens. L’objectif à terme est, bien entendu, d’élargir l’utilisation de l’exosquelette à tous les collaborateurs qui, dans le cadre de leur activité, sont soumis au port de charges.

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