Au 31 décembre 2023, les femmes représentent 25,5 % des 15 300 salariés de la branche DCHD, contre 74,5 % d’hommes.
Une répartition qui s’explique notamment par le poids important des métiers de terrain dans l’emploi de la branche : à elle seule, la filière logistique concentre près d’un salarié sur deux.
Mais la photographie de l’emploi féminin révèle aussi des indicateurs intéressants en matière de responsabilités : 24,5 % des femmes présentes dans la branche occupent un poste de cadre, contre 19 % des hommes.
La mixité ne se résume donc pas à la seule proportion de femmes dans les effectifs : elle interroge également leur accès aux différents métiers et niveaux de responsabilité.
Autre caractéristique forte de la branche : 91,5 % des femmes y travaillent à temps plein.
Le temps partiel concerne ainsi seulement 8,5 % des salariées de la DCHD, contre 26,5 % des femmes au niveau national, toutes branches confondues.
Ces données distinguent nettement la DCHD du marché du travail français, où le temps partiel reste beaucoup plus fortement féminisé.
En 2023, le salaire mensuel brut moyen des salariés à temps plein s’établit à 2 550 € pour les femmes et 2 640 € pour les hommes, soit un écart moyen de 90 € par mois. Ces données s’entendent hors gratification, prime de partage de la valeur, intéressement et participation.
Cet indicateur doit toutefois être interprété avec précaution : il s’agit de moyennes portant sur l’ensemble des salariés et non d’une comparaison des rémunérations à poste, niveau de classification, temps de travail et ancienneté équivalents.
Il constitue néanmoins un indicateur à suivre dans le cadre des démarches engagées en faveur de l’égalité professionnelle.
Bien qu’elles représentent 19 % des dirigeants contre seulement 11 % en 2015, c’est sur la mixité des filières métiers que les marges de progression apparaissent le plus nettement.
Parmi les femmes salariées de la branche, 46 % travaillent dans la filière support et 42,5 % dans la filière commerciale. Et même si la part des emplois des femmes a été multiplié par 2 dans la filière logistique, elles ne sont en revanche que 6 % à exercer dans cette filière et 5,5 % dans la filière technique.
L’enjeu consiste donc désormais non seulement à attirer davantage de femmes dans la branche, mais aussi à ouvrir plus largement l’ensemble de ses métiers à tous les profils.
La logistique illustre particulièrement cet enjeu. |
Longtemps associée à des métiers considérés comme essentiellement physiques et masculins, cette filière évolue sous l’effet de la modernisation des entrepôts et des équipements de manutention, de la digitalisation des opérations et des démarches de prévention visant à améliorer les conditions de travail.Des transformations qui contribuent à faire évoluer les métiers comme les représentations qui leur sont associées.

« L’univers de la logistique bouge et plus de femmes intègrent des postes dans la logistique.En arrivant chez C10, j’ai été très surprise et heureuse d’intégrer l’équipe logistique constituée uniquement de femmes. Depuis l’équipe a changé et nous avons une mixité parfaite femmes - hommes. »
Le témoignage d’Anne-Charlotte Leterrier, Approvisionneuse
L’égalité professionnelle au cœur du dialogue social |
Au sein de la branche, l’égalité professionnelle fait partie des sujets auxquels les partenaires sociaux portent une attention particulière et fait l’objet d’avancées régulières en entreprise.
Dans le dernier Rapport économique et social, l’égalité professionnelle figure parmi les trois principaux thèmes d’accords collectifs signés par les entreprises, aux côtés de la rémunération et de l’aménagement du temps de travail.

« Au travers du dialogue social, les partenaires sociaux de la branche réaffirment ainsi leur attachement au principe d’égalité professionnelle et à la mixité des métiers, facteurs d’enrichissement, de complémentarité et de cohésion au sein des entreprises. »
Radia Mercha, Responsable des affaires sociales, secrétaire de Branche